Je dis ca, je dis rien..

En 2021, cette frêle embarcation appelée Etarcos va traverser le Pacifique sud entre les côtes du Pérou et celles de la Nouvelle-Caledonie..

Ce projet sportif quelque peu hors norme (mais ça c’est moi qui le veut bien) est aussi celui de l’ensemble d’un grand nombre de personnes qui gravitent autour du projet pour le rendre réalisable..

Mention spéciale à tous les vosgiens qui y participent de près ou de loin..

Notre confort d’occidental, qui nous permet de réaliser tout ça, ne peut pas juste s’arrêter à un défi sportif, d’un assemblage humain, technique et financier permettant sa réalisation..

Je ne peux pas passer sous silence que le terrain de jeu d’Etarcos pendant 5-6 mois est aussi une zone de vie humaine et animale..

Ces minuscules archipels, totalement invisibles quand tu regardes une carte du Pacifique, rassemblent des millions de personnes qui y vivent depuis des millénaires..

Ce n’est plus un secret pour personne maintenant, notre comportement humain fait que notre planète terre perd l’équilibre..

Nous en sommes tous responsables, et malgré les avertissements, les prises de conscience, les comportements individuels qui changent, les pseudos reformes gouvernementales, etc, bref nous y allons..

Parmi les premiers touchés, il y a ces habitants des îles du Pacifique que je vais croiser sur ma route..

Car l’eau monte, monte, et rend impossible toute forme d’agriculture, l’eau douce potable disparait, les poissons sont gavés de micro-particules de plastique les rendant dangereux à la consommation..

Et la liste est longue pour rendre la vie dans ces endroits possible..

Alors malgré tous les efforts, initiatives, sauvetages, mesures, et bien toute cette population se retrouve tout doucement contrainte et forcée de quitter leurs maisons, ancêtres, cultures ancestrales, coutumes, modes de vie..

Et ils se retrouvent un peu comme moi dans une transhumance à la recherche d’une terre où une vie décente est possible..

A ce moment précis ils deviennent des « naufragés écologiques »..

Et là nos chemins se croisent, passer plusieurs mois en mer dans une embarcation de fortune pour rallier au travers des flots une terre pouvant nous accueillir et nous permettre de retrouver une vie convenable et pérenne..

A une différence que je le fais de mon plein gré et que eux le réalisent sous la contrainte, car nous comprenons tous bien qu’ils auraient préféré rester chez eux à vivre comme ils l’ont toujours fait..

Il y a juste un quelque chose qui me pose problème..

Quand Etarcos va toucher les côtes de la Nouvelle-Calédonie (un poil esquinté) il y aura amis, famille, sourires, joie, médias, Calédoniens heureux de m’accueillir, etc

Pour ces réfugiés écologiques ce n’est pas la même..

Alors arrêtons de mal les recevoir, et si la médiatisation du projet etarcos peut mettre en lumière et faire évoluer l’image et le ressenti par rapport à ces êtres humains en dérives, nous en serons fiers..

Sans compter qu’ils sont les témoins vivants de ce qui va peut-être bientôt nous arriver..

Car nous parlons de ce qui se passe à l’autre bout du monde mais demain nos propres campagnes françaises pourraient devenir aussi inhabitables..

Bonne journée et la grande bise..

PS : Difficile de trouver les crédits photos de ces images récoltées dans des articles de médias et sites spécialisés internationaux relatant ce phénomène causé par le dérèglement climatique..

Crédit photo couverture : Desung Lee https://www.daesunglee.com/

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