Jour 61 / Distance parcourue 24H : 80 km / Distance parcourue totale : 4296 km / Arrivée Martinique : 807 km

“Etarcos ! Etarcos !” Oui je sais Jean-Paul, arrête de taper de la patte, j’ai bien compris que c’était Alejandro. Oui Commandant, je vous écoute ! “Alors, vous avez bien avancé depuis notre rencontre ? Vous ne devriez pas tarder à arriver sur l’autoroute vers Martinique Island !”. Ecoutez Commandant, je pense avoir eu un après midi moins difficile à ramer. Ça tombe au bon moment, je commençais à être limite après 60 jours.. “Ne vous inquiétez pas, ce courant devrait bien vous accompagner, vous avez mangé votre pain noir. Nous, nous continuons vers l’Afrique du Sud, je prendrai des nouvelles. Good bye Etarcos !”

Hey, sympa le commandant. Oui oui Jean-Paul, on revient à nos poissons. Depuis le début, une trentaine de poissons un peu zébrés m’accompagnaient sous la coque. Hier soir, en allant me baigner pour me refroidir les neurones, il n’y avait plus personne.. L’eau est probablement devenue trop chaude pour eux. Ils sont remontés au pays ^^ Il y a effectivement beaucoup de changements aujourd’hui. La lumière du matin n’est plus la même, l’eau est plus douce, plus arrondie. J’ai changé mon angle pour ne plus descendre du tout et donc le soleil me passe différemment. Et changement d’heure ! Bref, comme si j’étais passé à autre chose aujourd’hui. Et puis il ne faut plus que ça traîne trop, l’odeur de ma caverne commence à m’insupporter moi-même. Je pense que je vais devoir, avant la fin, faire un nettoyage complet..

Avant le big up, message perso à Liya de la part de Jean-Paul : “Tu ATTENDS et tu TIQUES : ATLANTIQUE !”. Ma pauvre Liya.. on a pas mieux ! Autre message perso pour Gianina : n’attaque pas trop tôt le goulash, j’ai confinement comme tout le monde arrivé en Martinique ! Et troisième message (comme ça la fille, la mère, et le père Matthieu auront le leur) : entraîne-toi sur l’home-trainer mais met des bouquins pour l’incliner car je sens que tu vas malgré tout être la victime dans le Platserwazel cet été ^^ Et enfin le big up à Julien Gascht, frère de Flo (membre de l’équipe Etarcos). Lui, vu sa situation, il payerait pour être à ma place et son message ce matin, alors que je pestais d’être collé et de ne pas avancer, m’a bien recadré . Bises Ju et à Odile.

Demain vendredi, c’est votre avant-dernière chance de faire péter les soudures sur ergo et défoncer les 250 km ! Alors si habituellement vous commenciez 6h17, et bien commencez à 6h11, et si vous n’osiez pas envoyer la photo car 8 kilomètres en 1 heure vous paraît ridicule et bien oui c’est nul 😅😅😅😅 Mais c’est toujours ça, alors vous envoyez la photo. Si vous trouvez que c’est trop tôt pour aller au garage, mettez l’ergo dans la pelouse et musique à bloc, si les voisins ne sont pas contents, tant pis pour eux. C’est pour la bonne cause et ils feront une sieste dans la journée, ils n’ont que ça a faire. Bref, tous aux ergo pour Émile à 6h11 !

La grande bise et pas de bêtises..


UN JOUR UNE QUESTION

La question du jour est signée Ludovic Tavant. Un grand merci à lui ainsi qu’à vous tous pour vos nombreuses contributions. Afin de répondre à toutes celles que nous avons déjà reçues et qui sont en attentes, nous stoppons l’envoi de nouvelles questions. Bien évidemment, vous pouvez toujours envoyer vos messages de soutien à Stéphane via le Messenger de notre page Facebook ^^

La question du jour par Ludovic Tavant : “Bonjour Stéphane, et bravo pour cette aventure. Une question me taraude quand même : que va-t-on chercher intérieurement dans ce type d’aventure ? Et finalement, qu’as tu trouvé ? En quoi seras-tu différent après cette traversée ? La bise à toi et ton équipe !”

Réponse de Stéphane : “Salut Ludovic, quand tu te lances ce genre de défi, c’est pour moi rendre possible un impossible à mes yeux. Et surtout la stratégie mentale que je vais réussir à mettre en place pour faire passer un truc pareil et le réussir. Le trail et l’ultra ont été exactement ça : une méthode pour parvenir à mes fins et assouvir une cause noble personnelle. Là il en est de même sauf que, vu le gigantisme, je me suis retrouvé les premiers jours dans un trou noir, comme jeté d’un avion sans parachute, perdu complet au milieu de l’océan avec aucun échappatoire sur 2 mois minimum. Puis, et c’est l’image la plus parlante pour moi, j’ai démonté la maison Stéphane Brogniart pierre par pierre, et je l’ai remontée. Avec les mêmes pierres, mais en mieux je pense. Des envies, des convictions et des choix de vie qui sommeillaient en moi sont maintenant ancrés. Je resterai le même, mais mes choix de vie sont plus clairs. J’ai appris aussi à moins calculer. J’ai tendance à écrire une partition et à la dérouler en y apportant quelques modifications. Maintenant, je vais plus prendre comme ça vient et avoir plus d’options dans la musette pour pouvoir réagir au plus juste.”

Et encore merci à Vrai Roses pour la photo montage d’illustration!


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