Jour 50 / Distance parcourue 24H : 56 km / Distance parcourue totale : 3553 km / Arrivée Martinique : 1520 km

Aujourd’hui, j’ai envie de commencer tout de suite par le big up à toute la bande des Frères de Rames et des Rameurs d’océans. Ils suivent mon périple et qui, par la voix de Jean Pierre Habold, m’encouragent avec plein de jolis mots de vocabulaire pour la performance aux vu des conditions qui me sont proposées. Egalement un message perso à la bande des Monts de l’Utopie : j’ai bien reçu le message ! Enfin, grand merci à Stefan Lhermitte du journal L’Equipe pour le très bel article, fait dans des conditions particulières qui resteront entre Stefan et moi, et le clin d’œil dans la matinale de France Inter ^^

Voilà, ça c’est fait, je peux vous narrer une journée qui ne ferait pas rêver qui que ce soit, et encore moins un “rameur d’océan”. Quand tu as ces conditions de houle formée dans un sens, courant et vent dans un autre, et toi encore dans une autre direction, tu luttes toute la journée. Tes plans (euh.. quels plans ?) sont impossibles à suivre au jour le jour. On verra quoi, vu que ça ne veut vraiment pas pencher en ma faveur depuis le début, je me tiens à donner tant que possible à chaque instant. Je n’aurai rien à me reprocher. Toutes ces aventures aportent toujours son lot de phrases toutes faites, alors oui les premiers temps, mais quand tu arrives à 50 jours et qu’il en reste presque 30, je peux te dire que tu deviens beaucoup plus rationnel et que tu veux juste sauver ta peau de ce merdier. Le côté agressif de la survie commence à monter.. Bientôt 2 mois dans cet univers, par des conditions qui ne veulent pas me sourire, ce n’est donc pas de la littérature ou de la romance, c’est de la baston à chaque coup de pelle depuis un petit moment.

Mais particulièrement hier, aujourd’hui et demain. Après, on verra. Mais je me force et ça me fait du bien les soirs d’écrire ce CR pour sortir de ce que je vis, pour retrouver une forme de jovialité. En ce qui concerne l’ami du jour, ça ne sera pas Jean Paul (qui éponge car il a fait tourner le dessalinisateur un peu trop, et il y a de l’eau plein un compartiment). Non ce sera un espadon qui, au ras de l’eau tantôt le long du bateau tantôt dans le sillage, m’a accompagné 1 heure ce matin. Pour le reste, se référer aux quelques lignes plus haut, il semblerait qu’il faille serrer bien les dents demain et lundi, pour ensuite avoir quelque chose de plus aligné. Je n’y crois plus une seconde, on me dit ça depuis le départ 😅

Pour tout vous dire, la baston que cherche à me faire subir les éléments extérieurs, en fait, je l’aime car il faut trouver le moyen de lui donner tort. Je suis un peu testostéroné ce soir, mais je suis aussi comme ça et très heureux d’avoir ce ressenti, il y avait longtemps. C’est aussi pour ça qu’on est là. La grande biz..

UN JOUR UNE QUESTION

Merci à Jérémy Breuil de nous avoir envoyé sa question du jour ! Comme lui, n’hésitez pas, il vous suffit de cliquer sur le bouton ci-dessous ^^

La question du jour par John : ” Salut Stéphane. Je lis tous tes résumés depuis le tout premier jour. Bravo pour ton parcours depuis le début… Une question me vient à chaque début de journée depuis 1 semaine, au vu de ton avancée. As-tu déjà aperçu l’Amérique du Sud ? Ou alors, à partir de quel moment penses-tu apercevoir les premières côtes terrestres ? Allez bon courage “

Réponse de Stéphane : “Ah non Jérémy, je ne verrai une terre que 24 heures à peine avant d’arriver. En fait, le champ de vision ne va pas bien loin, il est à peine de 10km. La première terre que je verrai, ce sera la Martinique ^^”

Et encore merci à Vrai Roses pour la photo montage d’illustration!


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