Jour 47 / Distance parcourue 24H : 42 km / Distance parcourue totale : 3353 km / Arrivée Martinique : 1687 km

Hier, après 11 heures de rame sous le cagnard, j’avais pris un sacré coup de chaud. Alors, pour faire redescendre la température pour dormir, c’était moyen. Surtout que le bateau prend le chaud toute la journée.. Mais heureusement le liège joue bien son rôle. Il est 3h00, heure du réveil. Pff je n’ai pas envie ce matin. Alors je traîne allongé 30 minutes et bing ! C’est parti. Je n’ai pas trop faim non plus alors je sors de quoi me nourrir pour la matinée.

Bon, bonne nouvelle, le bateau est dans le bon sens. Mais toujours prisonnier de cet espèce de “pot au noir”. Ça, je l’avais compris depuis 4 jours : je dois partir de cette zone et, plus au sud, prendre le courant des Caraïbes et filer vers la Martinique. Encore une semaine de perdue pour l’avancement.. Car pour le reste, j’ai droit à des décors et un calme incroyables. N’avoir aucun bruit pendant 5 secondes, c’est juste magnifique, en plein milieu d’un disque plat jusqu’à l’horizon, une coupole parfaite au dessus.. pas de bruit. Je vais surement crever la dalle sur la fin mais j’aurai connu ça..

230, ce sera le chiffre du jour. C’est le cap pour descendre sans trop perdre en longitude. 8h00, il commence à faire très chaud. Alors je mets mon équipement intégral pour ne pas trop subir. En CeramiQ des pieds à la tête. 9h00, bing ! Et allez ! Le voilà le poisson d’avril ! Depuis 5 6 jours, il y a beaucoup plus de poissons qui traînent autour du bateau, ou qui ne font tout simplement que passer. Ils sont surtout intrigués par la pelle verte et jaune, les couleurs de l’AS Gérardmer Aviron. Vert sapin et jaune jonquille ^^ Le harpon prêt à dégainer, arrive un banc de poissons. L’un s’approche.. et bing ! Un beau spécimen gros comme une feuille 21 x 29.7. S’en suit un carnage dans le cockpit.. Du sang partout. Je vide ma prise et en extrait la chair. Je reste à l’arrêt vu que c’est mer d’huile, le bateau ne bouge pas. Du coup, les entrailles des poissons que j’ai rejetées restent là. Moins de 10 minutes plus tard, un escadron de 3 petits requins est arrivé, venir s’étriper sur les restes.. Allez, un peu huile d’olive et de citron, le tout revenu dans le réchaud.. un régal ! J’ai bien fait de ne pas déjeuner ^^ Autant vous dire que le harpon est désormais toujours prêt le reste de la journée.

Pour le reste, ca sera “TG et rame à 230°” jusqu’à la fin de la journée. Ensuite, comme d’habitude désormais, je m’offre deux-trois plongeons depuis le haut du bateau. En face, un magnifique coucher de soleil dans une mer d’huile s’offre à moi. Ça vaut aussi des points ça. Je ne me suis jamais senti aussi bien physiquement que ces derniers jours. Ce soir, j’avais un rdv avec un journaliste pour une interview. Comme à chaque fois, le virus arrive vite sur la table. Vous n’avez que ça à la bouche en ce moment.. Comme moi le mot rame. Je ne compte plus combien de fois je l’ai écrit ^^ Ah oui, Jean-Paul me dit dans l’oreillette que ça serait quand même bien d’en parler. Ok ok.. Donc, avec cette histoire de virus, vu les conditions sur terre, sur le fait que vous me rappelez souvent dans vos commentaires que je suis mieux là etc, il n’est pas exclu arrivé au bout de l’aventure, de refaire le plein de nourriture et de continuer jusque Haïti ou Cuba ahaha

Le big up du jour à ce très gros dauphin venu briser le silence à 5h45 ce matin 20 mètres derrière le bateau, avant le lever du soleil. C’était magnifique mais j’ai été très surpris ^^ Voilà, au lit maintenant. Demain ce sera la même en couleur et si Dieu le veut comme disent les Martiniquais, je devrait être assez sud pour être catapulté aux Caraïbes. La grande bise !

UN JOUR UNE QUESTION

Un grand merci à Clément Cadet, athlète entraîné par Stéphane dans le cadre de son programme d’accompagnement personnalisé qu’il réalise en collaboration avec Benoît Gandolfi, pour sa question du jour. Pour poser la vôtre, rien de plus simple, il suffit du cliquer sur le bouton ci-dessous ^^

La question du jour par Clément. : ” Hello Steph, la corde à sauter ça ne te manque pas ? Plus sérieusement, penses-tu transposer certaines leçons ou autres enseignements de cette aventure sur le coaching de tes athlètes ? Bon courage et hâte de te retrouver !”

Réponse de Stéphane : “Salut Clément ! Et au passage salut à tous les athlètes que nous accompagnons avec Benoît ! Alors la corde, oui ça manque car mes jambes se sont un peu transformées en ramant autant assis. Et oui, cette expérience apportera pour les conseils en gestion de course et surtout en approche mentale. J’ai découvert beaucoup de facettes où j’étais encore enfermé par le codage de notre sport, et qu’il est possible d’être plus libre et performant au service de ses attentes, sans utiliser les méthodes qui nous sembleraient obligatoires. J’étais déjà un friand de la basse intensité sur le long terme pour préparer la saison, nous allons le faire faire davantage l’hiver aux athlètes car je vois que là, j’arrive dans une période de 47ème jour de rame, et je suis de mieux en mieux. D’ailleurs j’en profite Clément (et les autres du groupe d’entraînement) pour vous dire que j’espère que tu en fais un peu plus de la corde que ce que Benoît vous donne à faire 😅 N’oubliez pas le supplément d’âme perso ! La grande biz toutes les infos sur l’accompagnement sur etarcos-adventures.com

Et encore merci à Vrai Roses pour la photo montage d’illustration!


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