Jean-Pierre Habold, l’homme qui murmure aux oreilles des rameurs d’océans…

Il est celui qui, à l’approche du défi Atlantique, prend une place de plus en plus importante au sein du projet Etarcos. En même temps, parlez de rame océanique à tout spécialiste… et l’un des premiers noms de référence qui lui vient à la bouche est celui de Jean-Pierre Habold. Un homme de la montagne (il est originaire du Vercors) tombé amoureux du monde marin (tiens donc..) et de ces exploits incroyables de traversées d’océans à la rame. Au point de lui avoir dédié une association afin de réunir ces “frères de rame” : le Clan des Rameurs d’Océan. Rencontre..

Bonjour Jean-Pierre, pour commencer, peux-tu te présenter rapidement et nous parler de ton parcours professionnel ?

Je m’appelle Jean Pierre Habold, j’ai 66 ans. Je suis artiste peintre et rameur d’océans. Je suis originaire du Vercors, échoué sur un rocher de la Bretagne Nord, après avoir travaillé dans le sillage de marins comme l’Anglais Pete Goss (sauveur de Dineli dans le dramatique Vendée Globe 1996), Laurent Bourgnon double vainqueur de la Route du Rhum.

J’ai travaillé dans la publicité avant de créer mon activité de conception de sites internet événementiels (course en double Jacques Vabre, course à la rame Rames Guyane). En 2009, je réalise d’ailleurs en solo la traversée à la rame entre Saint-Louis du Sénégal et Cayenne.

Enfin, je suis également le président du Clan des Rameurs d’Océans (Pôle Rame Océanique). L’association fédère les rameurs de grand large. A travers l’expertise et l’expérience de ses membres, elle conseille et supporte les nouveaux prétendants aux traversées océaniques.

Comment as-tu connu Stéphane, et comment t’es-tu retrouvé à travailler sur le projet Etarcos ?

J’ai rencontré Stéphane Brogniart via Pierre Mastalski (NDLR : parrain du projet), un frère de rame concurrent de la course Rames Guyane, et par Stéphane Barbet qui sera le routeur de Stéphane.

J’ai tout de suite été séduit par sa personnalité. Il m’étonne et j’aime être étonné, je suis resté un grand môme. Et puis il y a aussi l’appel du large et la bonne énergie que dégage l’équipe qui l’entoure qui m’ont poussé à m’engager avec eux. J’interviens donc auprès de Stéphane Brogniart en temps que préparateur et accompagnateur dans son défi rame Atlantique. Je serai d’ailleurs présent avec lui au départ d’El Hierro début février, en compagnie également de Stéphane Barbet.

Parlons de ton association, le Clan des Rameurs d’Océan, en quoi consiste-t-elle précisément ?

C’est une association qui fédère les Rameurs d’Océans au sein d’un Pôle Rame Océanique et d’Aviron de Grand Large, pour rassembler les compétences et rivaliser avec les équipages Étrangers.

Son objectif est de créer, autour de ce pôle de Rameurs expérimentés, une dynamique en invitant les amis et les personnes intéressées par l’évolution de la rame océanique à apporter leurs expertises et leurs connaissances, et ce à travers différentes actions :

  • Engager, conseiller, soutenir humainement et financièrement des équipages de bateaux à rames dans des courses, des raids, des records, des événements nautiques Français et Internationaux, pour promouvoir l’aviron Océanique Français en adéquation avec la protection de la planète
  • Sensibiliser à travers nos challenges et nos défis, les citoyens et les organisations à la défense des Océans
  • Organiser des courses et des records Océaniques à l’aviron océanique 
  • Se rapprocher des équipages étrangers pour bénéficier des dernières technologies et faire évoluer l’architecture navale des bateaux à rame Français
  • Faciliter la revente et la location des bateaux de type Rames Guyane déjà construits aux nouveaux candidats aux traversées
  • Permettre à des rameurs novices de s’intégrer à des équipages expérimentés pour participer à des courses océaniques

Pour terminer, petite question subsidiaire… D’après toi, combien de temps va mettre Stéphane pour traverser l’Atlantique en février ?

C’est difficile à dire… Tout dépendra des conditions météo que Stéphane va rencontrer. Je donnerai une fourchette de 45 à 50 jours mais il peut nous surprendre… le bougre !

A voir, son arrivée de la Rames Guyane en 2009 :

Un grand merci Jean-Pierre, et à très vite donc sur les océans !


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